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Secrets d’Art : histoire de la Joaillerie française

Secrets d’Art : histoire de la Joaillerie française.

L’histoire de la joaillerie française commence au XVIIème siècle, époque considérée de nos jours comme l’âge d’or de la joaillerie française.

Pourquoi l’âge d’or ?

La première raison est économique, le développement du commerce, en particulier vers l’Inde, rendant plus accessible l’acquisition des gemmes.

La deuxième est d’ordre technique car de nouvelles techniques de taille des pierres précieuses apparaissent et bouleversent le monde de l’orfèvrerie. Deux spécialités vont se distinguer alors peu à peu l’une de l’autre : la bijouterie – le travail du métal – et la joaillerie – la taille et l’art d’assembler les pierres précieuses.

Le Diamant Le Régent (Louvre)
Le Diamant Le Régent (Louvre)

Enfin, l’intérêt grandissant pour la botanique (au début du XVIIème siècle, le roi Henri IV crée le Jardin des Plantes à Paris) est à l’origine de nouveaux thèmes décoratifs : fleurs et feuillages. Ces décors sont rassemblés dans des ouvrages destinés aux créateurs, en particulier Le livre des ouvrages d’orfèvrerie, de Gilles Légaré, publié en 1663, Le livre des fleurs propres pour orfèvres et graveurs, de Jean Vauquer, datant de 1680 ainsi que le Livre des Fleurs de François Lefèvre, vers 1650.

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, sous le règne de Louis XIV, durant la Régence, puis sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, Paris donne le ton, et les modes françaises se répandent à travers toute l’Europe. La capitale française joue alors un rôle privilégié dans l’histoire de la joaillerie française.

La Place Vendôme, Délégation artistique de la Ville de Paris
La Place Vendôme, Délégation artistique de la Ville de Paris

A la différence des époques précédentes, les pierres précieuses prennent de plus en plus d’importance dans les bijoux au détriment du travail des métaux précieux, or et argent, et d’autres techniques comme l’émail par exemple. Les pierres qui étaient essentiellement taillées en cabochon et polies jusqu’à la Renaissance sont désormais taillées à facettes. En 1640, des lapidaires, grâce au mécénat du futur cardinal et ministre de Louis XIII, Jules Mazarin, grand passionné d’oeuvres d’art, mirent au point pour les diamants une taille à 32 facettes, appelée taille « Mazarin ». C’est le début du succès grandissant et jamais égalé du diamant. Le diamant, les pierres précieuses, le corail et la perle sont les matières les plus en vogue au XVIIème siècle, au point que, quelques décennies plus tard, grâce à de nouvelles recherches, Paris devient également le centre le plus important de fabrication de faux diamants, de fausses pierres précieuses et de fausses perles (Georges-Frédéric Strass (1700-1773) invente une imitation de diamant, le strass).

Si le XVIIème siècle voit naître la joaillerie française, notamment avec l’usage de plus en plus répandu du diamant, le XVIIIème siècle est celui des pierres précieuses. Le style « rococo » ou « rocaille » s’impose alors et le goût de la polychromie qui avait quelque peu disparu précédemment avec l’emploi du diamant resurgit grâce à celui des pierres précieuses : rubis, saphir, émeraude et celui des perles fines : turquoise, améthyste, opale. A la fin du siècle, on améliore la taille des diamants en multipliant le nombre des facettes. L’art du joaillier s’épanouit totalement à cette époque et s’attache essentiellement à créer des montures de plus en plus invisibles afin de mettre davantage les pierres en valeur. Les motifs végétaux, surtout floraux, ne sont plus qu’un prétexte à réaliser avec virtuosité de savantes compositions de pierres. Les XIXème et XXème siècles perpétueront avec bonheur la tradition de la joaillerie française.

Histoire de la Joaillerie française

Ania Guini-Skliar (Secrets d’Art)

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